Welcome Thaïlandia

Terminée l’Océanie, nous explorons un nouveau continent : l’Asie

Nous avons posé nos valises à Bangkok en Thaïlande pour un séjour de plus de 3 mois en Asie méridionale. Notre prochain vol ne repartira que fin avril de Phuket au sud du pays. Entre- temps nous aurons découvert la Thaïlande, le Laos et le Cambodge.

Changement de décor

Lorsque nous avons atterri, le dépaysement est là. Avant même de sortir de l’aéroport, nous savions que nous étions en Asie. C’est beaucoup plus vivant (d’autres appelleront cela : plus bordélique) que l’ordre et la droiture anglo-saxonne de l’Australie. C’est également beaucoup plus souriant car le Thaïlandais est par nature ultra-enjoué. Lorsque l’on arrive quelque part, c’est toujours plaisant.

Tous les sens en éveil

Côté dépaysement, l’Asie a aussi le mérite de remettre en éveil tous nos sens. Finis les environnements  aseptisés de nos pays occidentaux. Ici tout reprend vie : la vue, l’odorat, l’ouïe, le toucher et le goût.

La vue

Tout d’abord, la vue, car on découvre de nouvelles formes (l’architecture des bâtiments est vraiment différente), des mariages de couleurs étonnants ou encore des panneaux avec un système d’écriture complètement incompréhensible pour nous. (Merci le double affichage en anglais, mais pas partout…)

 

L’odorat

Ensuite, notre odorat est beaucoup plus sensibilisé qu’à l’accoutumé, que ce soit pour de bonnes odeurs d’épices ou pour des relents d’égouts. Comme en Amérique du sud, notre nez est très sollicité, sauf qu’ici, ce n’est pas que sur les marchés… Pour les âmes sensibles, mieux vaut être prévenu avant de venir !

L’ouïe

De plus, avoir une bonne ouïe est également intéressant pour circuler. Que l’on soit à pied, à vélo, à scooter ou en voiture, mieux vaut tendre l’oreille. Il y a du bruit partout et des engins dans tous les sens qui ne font pas attention à vous. La vigilance est donc importante en Thaïlande, d’autant plus avec des enfants.

Le toucher

Avant dernier sens et nouvelles découvertes : le toucher. Parce que ce n’est pas tous les jours que l’on touche un serpent ou des fruits bizarres aux textures encore plus bizarres (durian, fruit du dragon…). Pour info, tenir un gros boa, c’est comme avoir un tuyau plastique autour du cou.

Le goût

Enfin, qui dit nouveau continent, dit nouvelle cuisine. Les plats thaïlandais ne manquent pas de saveurs et d’épices. Notre palais est donc mis à contribution. De nombreux goûts sont à découvrir avec une légère tendance au « spicy ». Mais beaucoup de restaurants ou cuisines de rue s’adaptent à une clientèle internationale et proposent des plats moins relevés. De mon côté, j’adore la cuisine épicée, voire très épicée, ce qui fait dire à Emilie que j’ai un problème de palais (ou des origines asiatiques). Pour résumer, je ne suis pas un bon indicateur pour conseiller ou pas un plat relevé.

Une fois tous nos sens en éveil, nous voilà prêts pour visiter la Thaïlande.

Le nord de la Thaïlande à 6

Nous avons mis 15 jours pour découvrir le nord du pays. De Bangkok, nous sommes allés à Ayutthaya, Sukhotai, Chiang Mai et enfin Chiang Rai. Dans notre voyage, ma mère et ma tante Nadine nous ont accompagnés.

Passés les retards d’avions (pour des causes que nous avons oubliées : le froid et le gel), elles sont arrivées en pleine forme à Bangkok le lendemain de notre arrivée. Contrairement aux parents d’Emilie, Fany et Nicolas où nous étions en mode « vacances », elles ont pu découvrir notre quotidien en mode « voyage ».

Et toi, t’es quel mode ?

Durant notre tour du monde, nous alternons notre façon de voyager en fonction des destinations, de notre état de fatigue et de nos humeurs. On peut toutefois identifier 2 pratiques distinctes : le mode « vacances » et le mode « voyage ».

En « vacances », nous restons au même endroit pendant 3-4 jours, les hébergements sont réservés (ou connus) à l’avance (1 semaine). Les déplacements sont relativement courts  ne nécessitant pas trop de marche avec les sacs à dos chargés. Les journées sont toutefois remplies mais avec toujours un moment de calme en soirée. Pour se relâcher, il faut obligatoirement une plage ou une piscine dans les parages.

En mode « voyage », l’aventure est un peu différente. Au dire de ma tante Nadine, c’est un peu Pékin-Express. Nous suivons un itinéraire pas forcément prévu au départ. Les réservations de chambres se font la veille pour le lendemain soir. Cette façon de voyager implique plus de mobilité, (une  seule nuit dans les villes « escales»), des sacs à refaire tous les jours, l’utilisation de moyens de transports divers et variés, beaucoup plus de marche à pied et d’itinérance…

C’est ainsi que nous voulions faire découvrir cette facette de notre voyage à ma tante et ma mère. Elles ont pu tester quasiment tous les modes de transport : le train, le bateau en mode taxi–boat-people, les tuk-tuk, le bus version bétaillère avec 2 planches pour faire un banc, une sortie en 4X4 sur des pistes défoncées et même le vélo. Et apparemment, elles ne semblent pas avoir été déçues, voire elles se sont pris au jeu des négociations avec les différents chauffeurs.

Reprise des habitudes

En Asie, comme en Amérique du sud, il faut toujours demander le prix, et pour tout. Ceux-ci  sont rarement affichés et c’est à la tête du client.

En effet, il y a le prix affiché et le vrai prix. Tout est affaire de négociation et de marchandage. Depuis notre départ, Emilie est devenue une experte et je la soupçonne d’y prendre du plaisir. Pas de chance pour les asiatiques, ils passent après l’Amérique du sud où nous avons fait nos gammes. Même si nous marchandons parfois pour moins de 1 euro, c’est toujours ça de gagner.

Nos petits conseils en négociation

  1. Être plus patient que le vendeur

C’est le maître-mot pour un bon marchandage. Surtout ici, où la culture bouddhiste prône la sérénité. Il ne faut jamais paraître presser de conclure, quitte à s’asseoir et faire semblant de réfléchir. Comme par magie, le prix commence à baisser.

Cette technique est aussi très efficace pour les transports où les conducteurs veulent faire un maximum de courses dans la journée. Ce sont donc eux qui sont impatients. C’est là qu’on peut commencer à négocier.

  1. Toujours avoir le sourire

C’est la spécialité d’Emilie. Je ne sais pas combien elle a d’amis en Thaïlande mais elle appelle tous les conducteurs de tuk-tuk « my friend ». Un sourire et une bonne rigolade plus tard, le prix baisse encore.

  1. Être raisonnable

Malheureusement, il n’y a pas de règle du style « proposer la moitié ou un tiers du prix et augmenter progressivement ». Toutefois, il faut rester raisonnable dans le rabais demandé. De toute façon, avec une proposition trop basse, le vendeur vous remerciera gentiment en vous demandant de poursuivre votre route.

  1. Utiliser le poids d’un groupe

Plus on est nombreux et plus le gain peut être important. N’oubliez pas que votre interlocuteur aura cela en tête. Pour les transports en véhicule  individuel nous étions 6 pour visiter  tout le nord ce qui remplissait quasiment à chaque fois la voiture (1 devant siège passager, 3 sur la banquette arrière et les enfants sur les genoux. C’est ce qui s’appelle rentabiliser un transport !

  1. La technique de la fuite

Autre stratégie que celle de l’attente, le « je vais un peu plus loin ». Nous n’avons rien inventé ici mais sachez qu’un vendeur intéressé viendra vous rechercher s’il ne veut pas perdre sa vente.

De même, il vaut mieux marcher quelques mètres à la sortie d’un monument ou d’une gare pour s’éloigner du monde et trouver des taxis meilleurs marchés.

Enfin, il faut surtout se dire que le marchandage fait partie du jeu et que l’on ne peut pas gagner à tous les coups. On se fait forcément avoir à certains moments.

Que la visite commence

Voilà, nous avons posé ici les bases pour mieux comprendre notre périple thaïlandais. Il ne reste plus qu’à visiter et profiter…

3 commentaires

  1. Tatie T Répondre

    L’exotisme, toujours l’exotisme de nos chers baroudeurs! Des sourires radieux. Mamie Dadelle, championne avec le serpent !

  2. Humbert de Buttet Répondre

    Au Cambodge, essayez de prendre contact avec mon ami, le Dr. Raoul-Marc JENNAR (Il habite PHnom Penh et est une autorité Française là bas)

    http://www.jennar.fr/2018/02/15/a-propos-du-cambodge/

    https://www.facebook.com/raoulmarc.jennar

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Raoul-Marc_Jennar (NB: il n’est plus membre du parti de gauche, mais il en garde les valeurs).

    https://www.amazon.fr/Livres-Raoul-Marc-Jennar/s?ie=UTF8&page=1&rh=n%3A301061%2Cp_27%3ARaoul%20Marc%20Jennar

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