Sur une autre planète

La ville d’Uyuni et son désert de sel

Après une journée de bus, notre périple bolivien nous a ensuite conduits au sud dans la ville d’Uyuni.

Cette ville est une des destinations phare de la Bolivie avec son célèbre salar. C’était pour nous, notre dernier contact avec ce pays puisque nous avons décidé de traverser la frontière ici pour rejoindre le Chili.

Quelques précisions.

Le salar d’Uyuni est la plus vaste étendue de sel au monde. Il s’étend sur plus de 12 000 m2 à 3600m d’altitude. Il provient d’un ancien  bras de mer qui s’est ensuite transformé en lac salé (il y a plus de 25 000 ans) pour enfin s’évaporer.

Choisir une agence

Dès notre arrivée en bus nous avons été harcelés par les différents rabatteurs proposant des excursions. Ce qui est normal puisque tout le monde vient dans cette ville pour aller vivre une expérience dans le désert de sel et qu’il n’y a rien d’autre à faire.

Tout est possible à Uyuni

Nous avons opté pour 3 jours dans le salar et le transfert vers San Pédro d’Atacamala (Chili).

Pour ce circuit, toutes les agences proposent les mêmes trajets et visites. Il faut seulement se renseigner sur le sérieux de la compagnie, bien regarder ce qui est compris (entrées sur les sites, présence ou non de sacs de couchages, qualité des hôtels, approvisionnement en eau…)

Autant dire beaucoup de choses qui sont difficilement vérifiables avant le départ. Certes, tous les guides-papiers mettent en garde contre des offres trop alléchantes et conseillent de payer un peu plus. Ce que nous avons fait, mais ceci n’est malheureusement pas un gage de qualité.

Notre tour

Nous avons donc choisi de partir avec l’agence « Charity Cielo » et nous la… déconseillons.

En effet, nous avons eu quelques péripéties qui nous ont fait travailler notre espagnol. Surtout Emilie qui connaît maintenant les mots « voleurs, incapables, malhonnêtes, menteurs… » grâce aux charmants échanges téléphoniques passés avec la secrétaire de l’agence.

Il faut savoir que le Bolivien est fier. Lorsque vous lui demandez quelque chose, il préfèrera vous donner une mauvaise réponse (pas pratique quand on demande une direction) plutôt que de dire qu’il ne sait pas. De plus, il y a plusieurs vérités en Bolivie, une pour chacun : ce qui est souvent gênant.

 

Jour 1 :

Pour pouvoir partir sur 3 jours, les véhicules doivent emmener 6 personnes. Pour notre périple, nous devions covoiturer avec deux Hollandaises. Du moins c’est ce que nous avait dit la dame de l’agence.

Le départ prévu le matin à 10h a été quelque peu décalé car nos Hollandaises avaient disparu. Nous sommes partis, tous les 4, à midi pour le premier site (le cimetière des trains), dans le 4/4 de Diégo, notre guide pour les 3 jours sans avoir chargé quoique ce soit (eau, nourriture, couvertures).

Une fois sur place, nous avons visité le site pendant que notre guide téléphonait… toujours à la recherche (ou non) des Hollandaises. Il faut savoir que pour ces excursions, les agences s’échangent les clients pour emplir les véhicules.

Nous avons donc changé de voiture (toujours tous les 4). Diégo n’étant semble-t-il plus disponible, Moïse l’a remplacé pour nous conduire au marché artisanal (2ème site). C’est alors que nos deux Hollandaises sont arrivées. Elles s’appelaient Fernando et Rafael, deux ostéopathes espagnols.

Enfin au complet, nous sommes partis voir le monument de sel du Paris-Dakar (lieu de départ du rallye en 2014). Puis Moïse nous a conduits au pied du volcan Licancabour où nous devions passer la nuit dans un hôtel de sel. Arrivés sur place, vers 16h30, notre guide nous a amenés à notre hébergement avant de repartir. L’ascension jusqu’au mirador du volcan pour voir le salar a été reporté au lendemain matin.

Jour 2 :

La nuit dans l’hôtel s’est bien passée. C’est une expérience rigolote puisque les murs du bâtiment, les meubles et les sommiers sont en sel. Il n’y fait pas froid malgré des températures nocturnes très basses.

Nous nous sommes réveillés tôt pour un départ prévu à 7h30. C’est alors qu’a commencé une longue attente ponctuée de nombreux coups de fils à l’agence. (cf le nouveau lexique d’Emilie, un peu plus haut). Dans l’hôtel, d’autres touristes ont connu la même mésaventure. Nous étions de 4 agences différentes, c’est dire s’il est difficile, au départ, de faire le bon choix.

Au final, Moïse n’est jamais venu, Diégo non plus… et Miguel (appelé en urgence) est arrivé à 11h30. Nous sommes alors tombés sur un très bon guide, très consciencieux. Il a essayé de rattraper le temps perdu (4heures). Pour cela, nous n’avons jamais vu le mirador du volcan et nous avons effectué une journée au pas de course. Par chance, nous avions un excellent  conducteur ou plutôt pilote.

Nous avons visité l’île Incahuasi et ses cactus en 10 minutes chrono.

Puis nous sommes partis dans la région des lacs. Au coucher du soleil, le retard était rattrapé et nous avons pu admirer ce dernier sur la « laguna colorada ».

Nous sommes ensuite allés nous installer dans notre hébergement avec la certitude de repartir le lendemain car Miguel dormait à l’hôtel. Cette seconde nuit était un peu particulière car nous sommes restés dormir en montagne (4900m) dans des conditions plus que spartiates. (eau chaude absente, peu d’électricité, températures extérieures négatives, vent glacial, chambre humide). Nous avons donc dormi tout habillés pour un réveil à 4h30 et un départ une heure plus tard.

 

Jour 3 :

Nous sommes donc partis très tôt le matin pour parcourir la montagne. Nous avons vu le lever du soleil sur les Andes, découvert les geysers de souffre, pour terminer par une baignade (pour les garçons) dans des sources d’eau chaude.

Enfin, Miguel nous a conduits avec Fernando et Rafaël à la frontière bolivo-chilienne.

Nos conseils (ou non)

Même si nous ne sommes pas les mieux placés pour en parler, voici quelques astuces pour les futurs visiteurs.

  1. Demander Miguel de l’agence Quechua
  2. Lorsque vous cherchez une agence, ne dîtes pas tout de suite que vous voulez partir au Chili (si vous y allez). Car sachant que vous ne reviendrez pas sur Uyuni (pour faire des réclamations !), les agences peuvent se montrer plus laxistes.
  3. Nous déconseillons les agences suivantes :

CHARITY CIELO / HURRICAN / FATIMA AGENCY

  1. Le jour du départ, vérifiez que le guide charge correctement la voiture en eau (2l/jour/personne), en couvertures et en bidons d’essence.

 

Des souvenirs plein la tête

Malgré toutes nos mésaventures, nous ne regrettons pas cette expérience tant les paysages du salar sont magnifiques. Par moments, nous avions l’impression d’être sur une autre planète.

Les escarpements rocheux et les roches volcaniques modelées par la nature donnent vie à ces paysages.

De plus, rouler sur une mer de sel donne une sensation de liberté incroyable. Les lacs sont tous plus beaux les uns que les autres avec des passages au milieu des neiges éternelles.

 

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Bercés par la beauté des lieux, nous avons quitté la Bolivie pour rejoindre le chili et son désert d’Atacama.

1 Commentaire

  1. Tatie T Répondre

    J avais un peu de retard de lecture de texte et de visionnage de videos. Ce que vous decouvrez est incroyable. C’est le cas de le dire: vous en prenez plein les yeux…encore encore ! Je vous embrasse tous les 4.

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