Notre petit tour du Sri Lanka

C’est parti pour un tour du Sri Lanka. Notre tour réalisé en un mois. Nous avons pris notre temps et comme d’habitude nous avons fait des choix…

Négombo : le village de pêcheurs

La ville la plus près de l’aéroport est celle de Négombo, à 15-20 minutes en voiture,  voire plus, pour regagner Colombo. Nous y avons fait un jour d’escale avant de partir vers le nord du pays.

Négombo ne présente aucun charme. Les plages ne sont pas spécialement jolies et propres. La baignade n’est donc pas terrible. Généralement, c’est une ville-étape avant de quitter le pays en avion.

Ce petit village de pêcheurs est le lieu d’un des plus grands marchés de poissons du Sri Lanka. Cet incontournable de Négombo permet de se mettre rapidement dans l’authenticité du pays. Les étalages sont, bien sûr, propres et réfrigérés, tout comme les stands de découpe respectueux des normes d’hygiène (normes Sri Lankaises)…. Mais malgré cela, on voit que le poisson est hyper-frais et il est difficile de ne pas s’acheter une petite bonite ou une tranche de thon.

De plus, l’animation se trouve sur la plage, derrière le marché. Ici, pas de ponton ou de quai, les bateaux viennent se « poser » sur la plage. Avec une agilité remarquable, les embarcations montent de plusieurs mètres sur le sable en passant au milieu des autres barques et des personnes qui vident les filets. Les gros chalutiers et leurs prises sont aussi à aller voir au bout d’un chenal. Il peut y avoir de très gros poissons à la vente (requins, thons géants…)

Anuradhapura : la ville sainte

Un peu plus au nord, nous nous sommes arrêtés dans la ville d’Anuradhapura. Cette ancienne capitale est très riche en temples bouddhistes et vestiges archéologiques, situés pour la plupart dans la vieille ville. Comme pour Angkor au Cambodge, nous avons pris un tuk-tuk pour en faire le tour car même si tous ces lieux sont relativement proches, on commence un peu à saturer des temples.

Au Sri Lanka, les édifices bouddhistes sont caractérisés par l’édification d’un « stupa », grande demi-sphère de briques, recouverte d’un enduit. Il n’y a rien à l’intérieur, seulement de la terre pour soutenir les murs arrondis.

A Anuradhapura, tous les temples ont leur stupa, plus ou moins grand et de différentes couleurs (blanc, couleur naturelle de la brique, doré). Je dois vous avouer qu’une grosse matinée suffit pour visiter tous ces monuments qui se ressemblent beaucoup. Merci les enfants d’avoir été, une fois de plus, très sages.

Toutefois, Anuradhapura est une étape obligatoire pour s’imprégner de la dimension spirituelle des Sri-Lankais.

Cap à l’est

Nous avons ensuite décidé de partir sur Trincomalee. Pas de nord donc pour nous, même si nous avons longuement hésité à monter jusqu’à Jaffna, partie encore très sauvage et peu touristique du pays.

Trincomalee est un grand village de pêcheurs. L’ambiance y est paisible et le climat clément. Il fait beau et chaud (en mai). Tous les matins, des excursions sont organisées depuis la plage pour aller voir les dauphins et les baleines au large. Il n’y a pas beaucoup de bateaux et beaucoup de dauphins donc c’est cool.

Il est aussi possible de  faire du snorkeling, sur un petit îlot. Nous avons été agréablement surpris par la beauté des fonds. Les coraux sont en bon état et fréquentés par de nombreux poissons tropicaux. Nous nous attendions à ce que les récifs soient plus abimés. Toutefois, la préservation n’étant pas la priorité des Sri-Lankais, nous espérons que le filon ne sera pas trop exploité.

Au final, nous avons passé 4 ou 5 jours sur Trincomalee à l’hôtel Tobico que nous recommandons. Le personnel est charmant (malgré une faible maîtrise de l’anglais) et le logement propre et spacieux. Rapport qualité-prix : TOP.

Remerciement

Sur beaucoup de plages sri-lankaises (notamment à Trincomalee), les pêcheurs tirent, depuis le sable, des filets de pêche posés à quelques centaines de mètres du bord. Il est possible de les aider dans cette difficile tâche. C’est sympa au début, mais vous en avez pour 2 à 3h. Merci à Loïc et Sandy pour leur précieux conseil. Si Loïc s’est fait avoir, j’ai fait le fainéant.

Route vers le centre

Nous sommes ensuite partis vers le rocher de Sigiriya, étape incontournable du Sri Lanka. Pour cela, nous avons élu domicile à Habarana, à quelques kilomètres du temple-rocher. Lolo, notre copine vivant au Sri Lanka nous a conseillé la pension Dysna et nous n’avons pas été déçus.

La pension Dysna : le top

Les propriétaires sont des gens adorables, les lieux propres et climatisés. La nourriture est excellente. Surtout, ne pas aller manger en ville et rester à la pension pour déguster le meilleur « rice and curry » du pays. Pour les personnes voulant visiter le Sri Lanka, vous pouvez y aller les yeux fermés. Les tarifs sont très abordables, car la ville d’Habarana est beaucoup moins touristique que sa voisine Sigiriya.

Dans les environs d’Habarana

Depuis ce village, de nombreux safaris sont proposés pour aller voir les troupeaux d’éléphants dans les réserves environnantes. La balade dure 2 à 3h, le 4X4 vient vous chercher directement à la pension et le tarif est plus que correct. Il existe 3 réserves différentes dans le secteur et le guide choisi vous conseille (après contact radio avec ses collègues) sur l’endroit à visiter pour voir un maximum d’éléphants.

Sigiriya ou le rocher du Lion

Ce temple construit en haut d’un rocher constitue une prouesse architecturale humaine et offre un point de vue magnifique sur la région. Toutefois, ce monument se gagne avec une ascension de plus de 1500 marches. Mais cela en vaut la peine (paraît-il). L’accès au temple coûte aux environs de 50€ (pour les étrangers) ce qui est énorme pour le Sri Lanka. En aparté, beaucoup de musées et de temples demandent des prix d’entrée importants au regard de la préservation du lieu, sa beauté ou encore son entretien…

De notre côté, nous avons donc fait le choix de ne pas monter en haut de Sigiriya, mais d’aller à Pidurangala, un autre rocher situé à 1km. Promontoire d’où l’on a une vue imprenable sur le rocher du lion. En famille, nous vous recommandons cette balade, beaucoup moins difficile et empruntant un chemin ombragé. La fin du trajet, s’apparente tout de même à de l’escalade, mais les enfants ont adoré. Et ensuite : quelle vue !

Cap vers Kandy

Nous avons ensuite continué notre périple vers Kandy, l’ancienne capitale du pays. C’est une grande ville, grouillante de monde et très touristique. Du coup les prix s’en ressentent et l’on a beaucoup plus l’impression de passer pour un portefeuille sur pattes qu’ailleurs.

En soi, Kandy ne présente pas un grand charme, hormis son lac et quelques points de vue qui surplombent la ville.

Nous y sommes restés 2 jours et avons profité de cette étape pour aller voir un spectacle de danse traditionnelle.

Un stop à Kandy est surtout intéressant pour sa gare. Car c’est de là que part le train qui traverse les montagnes.

Nous avons donc quitté la ville par le rail, direction la région montagneuse de Ella. Comment ne pas apprécier la beauté de ce trajet. Pendant quelques heures, on traverse des paysages somptueux avec des panoramas montagneux extraordinaires, des plantations de thé à perte de vue, des cascades, des villages à flanc de colline… Et comme le train roule à 20km/h, on a tout le temps d’en profiter.

Haputale

Après Sigiriya et les grandes plaines, Kandy la citadine, nous sommes arrivés dans la montagne sri-lankaise, à Haputale précisément. Cette ville est moins touristique que sa voisine Ella et présente l’avantage d’être très proche des plantations de thé et de leurs usines (à visiter).

Nous sommes donc allés voir le « Lipton Seat », monument érigé à la mémoire de Sir Thomas Lipton en haut de ses plantations. Ici aussi le panorama est superbe. Puis nous sommes allés acheter du thé dans l’usine, après une visite très intéressante.

 

Toutefois, avec le recul, il n’est pas nécessaire de faire un stop à Haputale, car toutes ces visites sont réalisables depuis Ella qui est à nos yeux beaucoup plus sympathique. Mais qui dit ville moins touristique, dit moins d’offres de logements… Nous sommes malheureusement tombés sur un hébergement affreux, dans le Top3 des chambres pourries depuis le début du tour du monde.

Top à la chambre

Médaille d’or : Cusco (Pérou)

La chambre ne coûtait pas cher, mais les draps étaient sales, la salle de bain humide, les joints de carrelage noirs. Il faisait froid et les couvertures sentaient mauvais. C’est le seul endroit où nous avons refusé de payer la totalité du loyer.

Médaille d’argent : Haputale (Sri Lanka)

La chambre était très humide et peu aérée. La salle de bain moyennement propre et surtout peu étanche à la pluie. Résultat : il a plu dans la chambre. Nous sommes restés une nuit, bien longue…

Médaille de bronze : Lima (Pérou)

Parce qu’il fallait démarrer fort notre tour du monde, notre premier hébergement pour notre première nuit dans notre premier pays a été collector. Nous sommes arrivés dans une auberge de jeunesse où la patronne était sympathique comme une porte de prison. Notre chambre familiale se trouvait dans l’ancienne entrée de la maison. Elle était ultra-humide et Victor dormait sur un canapé mousse en décomposition. Mais bon ! Nous étions jeunes et insouciants…

Dans ce classement, nous pourrions aussi citer notre chambre dans le garage à Anuradhapura (au Sri Lanka) ou encore notre hébergement trouvé en catastrophe dans un hôtel de passe à côté de la gare d’Ica au Pérou.

La petite ville d’Ella

Après Haputale, nous ne pouvions que nous sentir mieux en arrivant à Ella, dans la chambre climatisée d’un joli hôtel (pour le même prix).

Nous avons profité des rares éclaircies du matin pour aller nous promener. De nombreuses balades sont à faire dans le coin. Nous sommes montés à Little Adam Peak d’où le point de vue est superbe (2h aller-retour depuis le village).

Puis, nous avons testé les massages ariuvétiques en famille. Les filles d’un côté et les garçons de l’autre. Une heure à se faire dorloter, c’était très agréable et ce ne sont pas les enfants qui vous diront le contraire.

C’est ainsi que régénérés, nous sommes partis vers le sud du Sri Lanka.

Polhena beach

Que l’on soit clair, les mois de mai et juin ne sont pas les bons pour visiter le sud du pays car la mousson est bien présente. Sans une très bonne raison, nous n’y serions pas allés. Raison nommée : Lauriane.

Car depuis quelques mois, notre amie Lolo est venue vivre son rêve avec Soupoune, son nouveau chéri sri-lankais. Et c’est ici, à Polhena, plage prisée des surfeurs de tous pays, qu’elle a posé ses valises.

Nous avons été accueillis dans leur guesthouse que nous ne pouvons que recommander aux globe-trotteurs, tant elle est bien située, organisée et sympa. Même si nous ne sommes pas objectifs, faites-y un stop, vous ne serez pas déçus. Pour plus d’info : Lolo et Su Guesthouse.

plus d’infos

Nous avons ainsi passé la semaine avec eux à ne rien faire ou presque… puisque nous sommes quand même allés visiter la ville de Galle et son fort classé. Victor et Juliette ont pris un cours de surf et nous, nous avons profité de Lolo et Su.

Ça sent la fin

Cette dernière semaine était juste ce qu’il nous fallait pour terminer notre visite du Sri Lanka et préparer l’ultime pays du voyage. Car après une semaine passée dans le sud, nous avons pris un bus direct pour l’aéroport direction l’Afrique du Sud. Au final, nous ne sommes pas du tout arrêtés à Colombo, la capitale du Sri Lanka. Cette dernière était malheureusement grandement inondée.

Nos 4 mois et demi d’Asie terminés, nous nous apprêtons à finir en apothéose notre voyage, avec l’Afrique du sud, ses safaris dans le parc Kruger et une plongée avec le grand requin blanc…

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