Le Sri Lanka

Une arrivée à petits pas

Comme d’habitude et à chaque changement de pays, nous avons un peu accusé le coup. Nos trois premiers jours au Sri Lanka n’ont pas été les plus appréciés. Il faut dire que les 10h d’attente à l’aéroport de Kuala Lumpur et l’arrivée à 23h00 à Colombo n’ont rien arrangé.

Changer, encore changer, s’adapter, encore se réadapter… Bref un peu marre.

Mais comme d’habitude, ce petit coup de « blues » est vite passé.

La seule différence par rapport au début, c’est que nous ne traînons plus pour trouver le « Kit de survie matériel ». Pour le Sri Lanka, nous avons battu tous les records de timing. A savoir qu’à 23h40, nous étions déjà dans notre taxi en direction de la guesthouse.

Arriver dans un pays

Pour profiter un maximum du séjour et ne pas trop galérer, il est nécessaire de récupérer rapidement son « kit de survie matériel ». Dans certains pays tout se fait à l’aéroport. Dans d’autres, il vaut mieux regagner la grande ville proche pour se le procurer.

Composition du kit

  1. L’argent.

C’est tout bête mais sans cash, on ne peut rien faire. Trouver un distributeur automatique est nécessaire rapidement. Il y en a toujours dans les aéroports. Se renseigner au préalable pour éviter des taxes de retrait. Au Sri Lanka, la « Banque Of Ceylan » ne prend pas de commission au guichet.

  1. Une carte téléphonique

Je ne parle pas de la carte à puce des années 90, mais d’une carte téléphonique prépayée locale. Très pratique pour appeler les hébergements, taxis ou tout autre service de réservation. Toutes offrent maintenant une connexion internet suffisante pour être connecté en permanence. Avant de partir, il faut penser à débloquer son téléphone pour pouvoir installer n’importe quelle carte.

  1. Un moyen de locomotion pour regagner son logement

C’est tout bête encore, mais, dans certains aéroports, on ne sait pas comment quitter l’aérogare et regagner son logement. Nous vous conseillons de toujours réserver (au moins) la première nuit lorsque vous arrivez dans un nouveau pays.

Suivant les lieux, de nombreuses options s’offrent à vous : métro, train, taxi, tuk-tuk, bus… Chacun choisit ce qui lui convient le plus ou pas (suivant le choix, ou pas). Pour les taxis, nous vous conseillons de télécharger certaines applications permettant de faire quelques belles économies : Uber et Grab sont les plus connues et les plus utilisées. Au Sri Lanka, nous avons découvert « Pick me » qui fonctionne aussi pour les tuk-tuk (mais pas partout).

  1. Un moyen de locomotion pour le séjour

Si vous devez louer une voiture ou un van, c’est toujours plus pratique de le faire depuis l’aéroport car vous gagnerez du temps et éviterez les transferts intermédiaires.

 

Les transports

Au Sri Lanka, il est très difficile de louer seul une voiture. Tout le monde (agence, guides…) le déconseille car la conduite est particulière. Ici, c’est la loi du plus gros (qui passe en premier) et du klaxon. Tout le monde l’utilise pour prévenir que l’on passe, double ou arrive sur un endroit dangereux. La vitesse moyenne est de 40 km/h ce qui est largement suffisant par rapport à l’état des routes. Pour ma part, je pense qu’il est raisonnable de ne pas conduire de voiture ou scooter au Sri Lanka ou alors, il faut être habitué à la conduite à gauche et rouler encore plus doucement.

De plus, il existe beaucoup de moyens de transports collectifs pour se déplacer : le train, les taxis, le tuk tuk et les bus.

Le tuk tuk

C’est le moyen de transport idéal pour les petits trajets. Pour aller de sa guesthouse à la gare ou au centre-ville. Les Sri-Lankais n’auront pas peur de vous proposer de longues courses (+ de 50 Km), refusez. Le prix des tuk tuk est impossible à savoir car il dépend de beaucoup de choses : la ville, le chauffeur, le nombre de personnes… Par principe, ne jamais monter dans le tuk tuk avant d’en connaître le prix et être d’accord avec ce dernier. De plus, dans les endroits touristiques, divisez par 2 le prix annoncé.

Pour ceux qui veulent prendre le temps, utilisez l’application « Pick-me » (cf au-dessus) comme calculateur. Pour cela, tracez l’itinéraire sur votre téléphone et vous saurez le coût réel de la course (fourchette basse). Dans tous les cas, soyez patient et prenez la situation avec le sourire.

Le taxi

C’est le moyen de transport le plus sûr et le plus rapide du Sri Lanka. C’est aussi le plus cher…

Renseignez-vous au préalable sur la taille de la voiture, surtout si vous voyagez avec beaucoup de bagages ou de sacs à dos. Certains modèles, inconnus en Europe, sont vraiment petits.

Le train

Si l’on voyage au Sri Lanka, il faut absolument prendre le train. Certes, ce n’est pas le moyen le plus rapide pour se déplacer, mais cela vaut le détour. Pour information, la vitesse moyenne doit être de 30 Km/h et les arrêts très fréquents.

En 2ème et 3ème classe, il faut généralement se faire de la place pour pouvoir s’asseoir. Les wagons étant légèrement surchargés, beaucoup de personnes s’entassent dans l’allée centrale, voire entre 2 voitures, contre les portes restées ouvertes pour la ventilation. En 1ère classe, les places sont numérotées et l’ambiance beaucoup plus calme, sauf quand des Sri-Lankais partent en voyage voir la famille à l’autre bout du pays. Chants, musique, repas, tout est prévu. Ne prévoyez pas à manger car tout le wagon en profite.

Parmi les trajets, nous vous conseillons de prendre les lignes qui traversent les montagnes du centre. Les paysages sont juste époustouflants. Le train allant à «  grande vitesse », vous aurez tout le temps de prendre de nombreuses photos. De notre côté, nous avons fait de Nouréa Ellia jusqu’à Ella en train : remarquable !

Le bus

Si le folklore du train vous a plu, alors vous pouvez prendre le bus.  Au Sri Lanka, si la vitesse est limitée, alors, tous les chauffeurs de bus ont un problème de lunettes. Ils roulent comme des fous à grands coups de freins et de klaxon pour passer. L’avantage, c’est que l’autobus est l’engin le plus gros de la route, alors il avance. Ce moyen de transport est donc assez rapide et ne coûte rien. Il faut seulement avoir le cœur bien accroché et ne pas regarder la route. Ici aussi, avoir une place assise est aléatoire.

Un spectacle de haute voltige

Il faut savoir que les bus s’arrêtent très fréquemment pour charger et décharger des gens. « S’arrêter » est un bien grand mot, car la plupart du temps, le conducteur ne passe pas par la case « arrêt total du véhicule », cher à notre gendarmerie (devant un stop). Tels des funambules, les Sri-Lankais sautent du bus avec une grande agilité. Et que dire des « contrôleurs » qui s’occupent du paiement des billets. Ils excellent dans l’art de passer de l’avant à l’arrière du véhicule que ce soit par l’allée centrale bondée de monde, ou par l’extérieur lors des stops. Toutefois, pour les personnes chargées ou âgées, le bus s’arrête. Il est possible de mettre ses bagages dans la soute à l’arrière du véhicule, sacs jetés rapidement pour ne pas perdre de temps.

Pour le paiement, il varie en fonction du contrôleur, mais le bus est de loin le moins cher. Le prix est souvent un indicatif du temps de trajet. Comptez 100 roupies (0,50€) par heure. En clair quand vous payez 300 roupies, il y en a pour 3h (minimum) de bus.

Se loger au Sri Lanka

Après savoir comment se déplacer au Sri Lanka, il faut se loger. Les offres d’hébergement ne manquent pas. Les guesthouses et hôtels semblent avoir poussé comme des champignons ces dernières années. Beaucoup sont encore en travaux.

Le seul problème au Sri Lanka, c’est que l’on trouve de tout et à tous les prix. Si dans certains pays le tarif de la nuitée est gage de qualité, il n’en est rien ici. En effet, on peut trouver une très belle chambre, propre, spacieuse et avec clim pour 20€ ou se retrouver dans un garage miteux pour le double du prix. Pour trouver les bons hébergements, il faut s’armer de patience et consulter les blogs de voyageurs, regarder les commentaires « trip advisor » et autres sur les logements.

Mais ce qui est sûr, c’est que vous serez bien reçu.

Des gens souriants

Qu’ils soient Tamouls ou Cingalais, les 2 peuples originaires du Sri Lanka, les locaux sont très souriants, gentils et arrangeants. Ils font tout pour vous faire plaisir. De plus, l’anglais est beaucoup parlé, ce qui facilite la communication et la compréhension des choses.

Toutefois, certains ont bien compris que le « blanc » est un porte-monnaie sur pattes et leur bonne foi en est un peu altérée. C’est généralement le cas dans les grandes villes et les places touristiques. Pour reprendre l’expression d’Emilie : «  ils essaient de nous la faire à l’envers ». Heureusement, après 10 mois de voyage, nous anticipons certaines situations et la négociation et la patience sont toujours de mise pour dénouer certains problèmes.

Et d’autres fois, nous nous faisons avoir comme les touristes que nous sommes.

En route pour le tour du Sri Lanka

Enfin, maintenant que les bases sont posées, nous pouvons partir pour notre périple en partant par le Nord puis l’Est et ses plages, le centre et ses montagnes, pour finir au Sud chez notre amie Lolo. Au programme, un mois d’immersion au Sri Lanka, avant dernière étape de notre tour du monde.

 

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