Le Laos ou le peuple du Mékong

Toute l’Asie du Sud est bercée par un fleuve mythique : Le Mékong. De l’Himalaya où il prend sa source, au Vietnam où il se jette dans la mer. Ce cours d’eau traverse successivement la Chine, La Thaïlande, le Laos, le Cambodge et enfin le Vietnam.

Sans façade maritime, le Laos est le pays le plus dépendant du fleuve. A la fois frontière (avec la Thaïlande et le Myanmar), lien entre les peuples et lieu de vie. Toutes les villes laotiennes importantes sont construites autour du Mékong, de Luang-Prabang à Ventiane la capitale.

L’arrivée par le Nord

Pour le symbole, nous sommes rentrés au Laos par la ville de Houeisai au nord, avant d’entamer 2 jours de descente du Mékong.

Les frontières terrestres

Changer de pays en Asie du sud est aussi simple que d’être chauffeur à Bangkok. Il faut s’armer de patience et se dire qu’ici la corruption n’est pas un sport mais un droit. En effet, mieux vaut avoir quelques billets « au cas où » pour obtenir son visa.

Un manège bien rodé

Pour passer la frontière depuis Chiang Khong en Thaïlande, il faut prendre un bus (quelques dollars) qui vous arrête le long d’une route à quelques kilomètres du poste de contrôle. De là, un tuk tuk prend le relais jusqu’au poste en question. (Quelques dollars de nouveau)

Le coup de tampon pour sortir de Thaïlande est gratuit… mais le pont entre les 2 pays, non. Il est bien sûr interdit de traverser à pied. Nouveau bus pour 300m et quelques dollars de plus…

Nous voilà donc au Laos. Le visa d’entrée (valable 1 mois) est de 30 dollars (prix officiel). Il faut fournir 1 ou 2 photos d’identité (1$ pour la photo sur place). Pour les passages tardifs (après 16h) ou le samedi et le  dimanche, prévoir 1$ / personne.

Cette dernière « ponction » est bien sûr totalement illégale et va directement dans le portefeuille de la douanière. Voir cette dernière empocher directement cet argent dans ses poches, sans se cacher et les mains remplies de bagues en or est quelque peu irritant. C’est rageant mais c’est comme ça. Bienvenue au Laos.

Le Laos de Houeisai à Luang Prabang

Pendant 2 jours, nous avons descendu le fleuve en faisant un stop pour la nuit à Pakbeng. Cette descente se fait sur un bateau à fond plat et banquettes amovibles. Le confort est rudimentaire et l’embarcation généralement surchargée.

Pour ceux qui envisage de faire cette croisière, certaines agences demandent un petit supplément pour réserver des places à l’avant du bateau (confort ++ car loin du moteur et du bruit). Ceci ne sert à rien car il n’y a pas de places numérotées et c’est « premier arrivé, premier assis ».

Une fois installés, nous avons fait 8h de bateau le premier jour et 9 le second. C’est très agréable de naviguer sur le Mékong mais quand même un peu long. Nous pensions également voir plus d’animaux, de villages et de personnes sur les rives du fleuve.

Toutefois, nous avons eu le temps de faire connaissance avec nos voisins, notamment Aurore et Bastien ainsi qu’avec une famille belge (Jean-François, Séverine et leurs 2 petits jumeaux). Le jeune couple est parti (depuis 3 mois) pour leur tour du monde en 1 an. Accompagnés de leurs 2 garçons de 5ans, les parents belges découvrent l’Asie  pendant 3 mois.

Nous avons donc comparé nos expériences, échangé nos bons plans et « tartaillé » de tout et de rien. Au final, cette seconde journée, nous a paru beaucoup plus courte.

Luang Prabang, le « Marciac cambodgien »

En arrivant dans la ville, on se sent tout de suite à l’aise. Le cadre est charmant avec une vieille ville construite le long du Mékong. L’ambiance y est un peu « bobo » avec de nombreux artistes expatriés et jamais repartis. La ville est très ouverte sur l’art et la culture. On croise beaucoup de Français.

Lorsque l’on arpente la rue principale et son marché, on se croirait à Marciac en plein festival de Jazz. La ressemblance continue sur le bord du Mékong avec un alignement énorme de restaurants comme sous les platanes.

Tant à faire

Nous sommes restés 6 jours à Luang Prabang

Durant notre séjour, nous avons visité la ville à vélo. Ici pas de vélo enfant, c’est à la mode asiatique soit 2 sur le vélo. Mais ça se fait et c’est très pratique pour découvrir les nombreux temples que compte la vieille ville. Nous vous conseillons l’ancien Palais Royal.

 

L’ascension du mont Phousi est incontournable. Cette butte offre un très bel aperçu de la ville, du Mékong  et un superbe coucher de soleil.

Ensuite, il faut absolument sortir le soir pour découvrir le marché de nuit. De nombreux artisans envahissent la rue principale chaque soir. La nourriture y est excellente.

Dans les alentours de Luang Prabang, de nombreuses cascades sont à voir avec souvent la possibilité de se baigner. Les paysages sont magnifiques et la baignade fort agréable. Tad Sae, Tad Thong et Tad Kouang Si  sont les chutes les plus touristiques. Toutefois, en période sèche, toutes ne sont pas intéressantes à faire. De notre côté, nous sommes allés (avec Aurore et Bastien) à Kouang Si, la plus connue. Elle se trouve à 30km de Luang Prabang et est magnifique. Pour s’y rendre, plusieurs possibilités : taxi, tuk tuk ou scooter. Nous avons opté pour le tuk tuk tout terrain.

Prendre le temps

Nous avons ensuite visité l’école de Luang Prabang (cf rubrique Un Jour Une Ecole) et pris notre temps pour nous balader et flâner. C’est fou comme l’on se sent bien dans cette ville et comme l’on s’empreigne de son ambiance.

Après 6 jours, nous avons décidé de mettre cap au sud vers la capitale du Laos : Ventiane. De nombreux circuits proposent un arrêt à Vang Vien, une ville située en plein milieu de l’itinéraire. Nous,  nous avons fait le choix de ne pas nous y arrêter.

Une capitale sans intérêt

Après une nuit de bus, nous sommes arrivés à Ventiane. Notre séjour n’a duré qu’une journée et demie car la ville présente peu d’attraits. L’atmosphère y est suffocante, la chaleur insoutenable et l’architecture générale horrible. Une fois visité le temple de Wat Sisaket, temple avec son millier  de boudhas, le marché de nuit sur les bords du Mékong et être passés à côté de l’arc de triomphe, l’essentiel est vu.

Nous avons donc décidé de reprendre rapidement notre chemin pour aller vers le sud et retrouver un peu de quiétude. Direction Paksé, le plateau des Bolavens.

1 Commentaire

  1. Douat family Répondre

    Les garçons adorent le concept du vélo à double selle et suggèrent d’inverser les rôles :les enfants pédalent et les parents se reposent !…. »
    Merci à vous de nous faire partager votre périple
    Bises
    Nathan Enzo Will Sandrine

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