Le Cambodge

Comme prévu, le passage de la frontière a été animé. Pour nous simplifier la tâche, nous avons décidé de payer les 40€ demandés par le « passeur ». Pour la première fois, nous avons eu l’impression d’être des semi-clandestins avec une personne qui vous guide aux différents bureaux de la douane et fait passer son groupe de touristes.

Nouvelle frontière terrestre

Officiellement, le visa pour rentrer au Cambodge est de 35€. Pour l’obtenir, il faut passer plusieurs comptoirs pour les photos, la visite médicale et je ne sais quel formulaire. Ces contrôles coûtent 2$ par ci, 2$ par là et ne sont en aucun cas obligatoires. Vous pouvez essayer de les éviter ou refuser de payer, mais mieux vaut être patient car le douanier vous expliquera qu’ici, il est chez lui et que c’est lui qui dicte les règles.

La solution, moins fatigante en palabres et la plus rapide, consiste à donner 40$ à un guide (notre passeur, mais guide ça fait mieux comme appellation). Il se charge de tout. Certes, cela contribue à entretenir la corruption de ces zones, mais comment faire évoluer les choses ?

Direction Phnom Penh

Nous sommes donc rentrés au Cambodge par la frontière nord. Nous aurions pu nous arrêter à Kratie, une ville sur le bord du Mékong mais cela aurait été pour voir les dauphins d’eau douce que nous avions déjà observés au Laos.

Notre bus nous a conduits directement à Phnom Penh, la capitale.

Cette ville ressemble plus à Bangkok qu’à Ventiane. Nous avons eu l’impression de rentrer dans une « grande métropole » avec ses immeubles, son brouhaha et sa circulation intense.

Visiter Phnom Penh

Lors de notre escapade «  phnompéenne », nous avons essayé de visiter le palais royal et la pagode d’argent. Ces lieux servent encore à l’heure actuelle aux dirigeants de l’Etat cambodgien. Ils sont fermés à certaines heures de façon habituelle ou extraordinaire suivant l’ordre du jour. Pendant 2 matinées, nous n’avons pas pu les visiter. Nous n’avons pas non plus insisté car après 2 mois d’Asie, les temples…

Le marché central et le marché russe sont également à visiter à Phnom Penh. Le premier est très propre, organisé en zones. Pour acheter de l’électronique et du Hifi, c’est le bon endroit. Pas cher mais forcément contrefait avec plus ou moins de qualité (cela dépend du prix).

Après quelques emplettes, nous avons goûté à la « food court » du centre commercial qui se trouve à côté du marché central. Un délice !  En Asie, le terme « food court » représente une zone de repas où les restaurants sont disposés autour d’une flopée de tables et de chaises. Chacun commande au restaurant qu’il souhaite, le plat qu’il veut et tout le monde mange ensemble.

S21 ou l’enfer Khmer

Ce retour sur l’histoire sombre du pays est incontournable à Phnom Penh. Pour cela, il faut visiter le centre S21. Cet ancien lycée a été transformé en centre de torture dans les années 70. C’ était le principal « bureau de la sécurité ». Dans ce centre de détention, près de 17 000 prisonniers ont été torturés, interrogés puis exécutés entre 1975 et 1979. Sept seulement ont survécu.

Aujourd’hui, S21 est devenu le « musée du génocide », un lieu de mémoire pour les victimes, pour lutter contre l’oubli. Chargée d’émotion et très pesante, cette visite est très intéressante.

Retour aux affaires courantes

Nous avons profité d’être dans une grande ville pour régler  toutes les petites choses de la vie de tous les jours qu’il faut faire, même en voyage ( laver le linge, aller chez le coiffeur…). Pour la coupe de cheveux, je ferai plus tard un article spécifique, car là aussi, il y a de quoi raconter.

Puis nous avons poursuivi notre découverte du Cambodge.

Kampot

Plus au sud, à quelques kilomètres de la mer, nous avons fait escale dans la charmante ville de Kampot.

Parmi les incontournables de la région, il y a la visite de la plantation de poivre et le marché aux crabes de la ville de Kep (à 15km).

Pour effectuer ces différentes visites, 2 options s’offrent à vous. Soit payer un tuk-tuk, soit louer un scooter. Nous, nous avons opté pour la deuxième, pendant 2 jours. Malheureusement nous sommes tombés sur un tuk-tuk qui avait de gros problèmes mécaniques. Je ne reviendrai pas ici sur la folie du chauffeur qui nous a gâché notre séjour à Kampot. (Ce serait lui accorder trop d’importance…)

La visite de la plantation de poivre est très intéressante. De nombreux guides parlent français, ce qui est très agréable avec les enfants. Il y a la balade dans les champs de poivre, l’historique de la plantation et la dégustation des différents poivres produits sur place.

Le marché aux crabes de Kep

Ensuite, la ville de Kep est située à une vingtaine de kilomètres de Kampot. Il faut absolument faire un stop à son marché pour goûter la spécialité du coin : Le crabe au poivre de Kampot. C’est délicieux. Avec Émilie, nous en avons  mangé 1kg à tous les 2. Pour info, le Kg coûte entre 8 et 10$. Sur le marché, il faut bien négocier le prix avec la préparation et la cuisson du plat. 10$ et c’est tout. Les cuisinières chercheront toujours à vous soudoyer quelques dollars de plus.

Après le repas, il est possible de se balader dans la ville de Kep. Mais cette dernière est extrêmement abimée par la guerre des Khmers rouges. Beaucoup de maisons, de grandes villas bourgeoises sont abandonnées depuis des années, ce qui crée une atmosphère particulière.

De retour à Kampot, il faut profiter de la ville où règne une ambiance très agréable. D’autres visites semblent intéressantes à faire avec des grottes, des chutes d’eau et des petites randonnées mais le temps perdu avec notre tuk-tuk ne nous a pas permis d’en profiter.

Alors, c’est avec moins de regrets que nous sommes partis vers Sihanoukville sur la côte.

Sihanoukville

Cette petite ville balnéaire est en train de changer à la vitesse grand V. Nous sommes contents d’avoir pu en profiter pendant notre voyage car d’ici quelques années…

En effet, de nombreux investisseurs chinois ont racheté des terrains, et les hôtels, tous plus moches les uns que les autres, poussent comme des champignons après un très gros orage en été. C’est honteux. D’ici quelques années, la côte sera complètement défigurée, ce qui révolte les Cambodgiens. Malheureusement, quand on a beaucoup d’argent, tout est possible…

De notre côté, nous en avons profité pour retrouver 2 autres familles voyageuses au long cours. Les enfants étaient ravis de jouer ensemble et les parents, de partager leurs aventures.

Koh Rong

De Sihanoukville, nous avons pris le bateau pour aller sur Koh Rong. Cette île a accueilli l’émission Koh Lanta  en 2017. Nous devions passer 5 jours sur l’île, mais le conseil a décidé de nous éliminer et sa sentence est irrévocable. Plus sérieusement, ce petit coin de paradis ne nous a pas particulièrement plu, car tout est horriblement cher sur l’îlot, que ce soit la nourriture ou le logement. Comme belle surprise, nous avons toutefois pu faire une baignade nocturne avec le plancton lumineux. Avoir de la poussière de fée autour de soi c’est très sympa. Malheureusement pas de photos, ni de vidéos car notre Gopro a pris l’eau…

Le mauvais temps étant de la partie, les plongées prévues ont été annulées. Dommage !

C’est donc de façon anticipée que nous avons rejoint de nouveau Sihanoukville (pour 2 jours), dernière étape avant Siem Reap.

La citadelle et les célèbres temples d’Angkor seront notre dernière étape dans ce magnifique Cambodge.

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