La Patagonie

La Patagonie du sud : notre nouvelle escale

Après une nuit de bus, nous avons traversé l’Argentine d’est en ouest et quitté l’océan atlantique pour retrouver les Andes.

Nous avons décidé de visiter San Carlos de Bariloche et ses environs. Cette région patagonienne est appelée la petite suisse argentine pour la ressemblance des paysages mais aussi parce que la communauté helvète y est historiquement très présente.

De retour en Europe

Depuis le bus, nous avons pu contempler au lever du jour des paysages de montagne très proches des nôtres avec des cimes enneigées, des sapins, des lacs et des chalets de bois.

Bariloche est une ville très touristique connue pour ses stations de ski et ses discothèques. En effet, elle se trouve au pied de la station de ski la plus fréquentée du pays.

De plus, c’est le lieu de fin d’études pour les argentins, une sorte de « Winter Break ». Ils arrivent par bus entiers fêter leurs diplômes. Ces étudiants viennent s’amuser et skier lors de séjours tout compris où la mécanique est bien rôdée. Ainsi, il est fréquent de croiser des groupes de 20-30 jeunes portant le même blouson (celui du tour-opérateur) avec de grandes poches contenant les affaires de ski louées.

De notre côté, nous n’avons pas tenté l’expérience ski car trop coûteuse. Pour le logement, c’était un appartement R’BNB au calme, loin des grands complexes animés.

Le pays des lacs de montagne

La région compte énormément de lacs. San Carlos de Bariloche se trouve sur les bords du Nahuel Huapi. Beaucoup sont accessibles en voiture, avec des petites balades bien balisées et des panoramas superbes.

Nous avons donc loué une voiture pendant 4 jours pour plus de liberté.

Le premier jour, nous sommes restés sur les bords du lac. Nous avons pris le téléphérique pour monter au Cerro Campaniaro d’où le panorama sur le lac et la péninsule Llao Llao est assez époustouflant. Pour la petite histoire, nous avons croisé là-bas une famille basque, fort sympathique, qui visitait également l’Argentine.

De nombreuses excursions sont à faire en bateau sur le lac avec la visite de l’Isla Victoria mais nous sommes arrivés trop tard à l’embarcadère. Ce dernier était peuplé d’une bonne centaine de jeunes étudiants argentins et les prix étaient trop chers pour une simple balade. C’est donc sans regrets que nous avons poursuivi.

Notre balade nous a ensuite amenés dans le parc national de la péninsule pour une randonnée au milieu des arrayanes, l’arbre mythique de la région aux formes biscornues et à la couleur cannelle.

Le lendemain, nous avons mis le cap sur La Angoustoura qui se trouve de l’autre côté du lac. Cette ville est moins touristique que Bariloche mais très prisée de la bourgeoisie argentine. Malheureusement, nous n’avons pas pu faire l’excursion prévue à cause d’une météo trop capricieuse. Nous devions aller au « bosque de los arrayanes », une marche au milieu de la forêt avec comme objectif final la découverte d’un arbre immense de plus de 1500 ans. Dommage. Le restant de la journée a donc été consacré à la visite de cette petite ville fort charmante.

Pour ceux qui souhaiteraient visiter le coin, un petit stop y est possible lorsque l’on part faire la route des 7 lacs depuis Bariloche.

La route des 7 lacs

Cette balade est l’incontournable du coin. Tout au long d’une route de montagne, les lacs se succèdent, tous plus jolis les uns que les autres dans des paysages superbes. Réalisable en une « grosse » journée, nous vous conseillons de faire comme nous : louer une voiture, prendre 2 jours avec une nuit à San Martin de los Andès.

Le premier jour, nous avons roulé tranquillement et eu la chance de voir peu de monde lors de nos différents arrêts. Nous ne citerons pas ici tous les noms des lacs aperçus. Ils sont tous répertoriés sur les guides. De même, de nombreux panneaux indiquent les panoramas tout au long du chemin. Nous sommes ainsi arrivés à San Martin en fin d’après-midi.

Après une nuit de sommeil, nous avons décidé de revenir à Bariloche par la piste carrossable et non la route de la veille. Cette journée a été vraiment super car le trajet est magnifique. On suit d’abord un rio pour arriver sur le dernier lac et ensuite passer un col enneigé pour retrouver le rio. Les paysages changent quasiment à chaque virage.

Sur la piste, on peut voir beaucoup d’animaux en liberté. Emilie est à ce sujet devenue la spécialiste des condors.

Après ce mini périple, nous avons regagné nos pénates barilochaines ou barilochaises (nous ne savons pas trop). Au programme : découverte des spécialités culinaires et visite d’une école.

A ce sujet, vous trouverez dans la rubrique « Un jour une école » notre expérience scolaire en Argentine. Un très bon moment.

Bariloche, la reine du chocolat et des glaces

Pour ce qui est de la nourriture, Bariloche est le pays du chocolat (histoire suisse oblige). La rue commerçante et touristique est appelée la rue du Chocolat car tous les chocolatiers y tiennent une échoppe. Il était impossible pour nous, mais surtout pour Emilie, de repartir sans notre petite boîte. De plus, les glaces sont excellentes avec de nombreux parfums tous plus bons les uns que les autres. Durant notre séjour, nous avons fait une petite cure de ces gourmandises.

Juliette : créma américana (glace vanille type Mc Do) / créma de cielo (crème chantilly bleue).

Victor : chocolat / mousse au chocolat

François : chocolat aux amandes et Tiramisu

Émilie : Tramontana (crème américaine avec des pépites de chocolat et des bonbons au chocolat dedans) et chocolat aux amandes.

Cap au Sud

Nous sommes ensuite partis plus au sud dans la région des glaciers visiter une autre partie de la Patagonie. Afin de nous éviter une trentaine d’heures en bus, nous avons pris l’avion. Même dans les airs, le spectacle est au rendez-vous avec le survol de la Cordillère des Andes.

Nous avons décidé de ne pas aller jusqu’en Terre de feu et Ushuaia. El Calafate a été notre point de chute, le plus au sud jamais atteint pour nous 4. Pour le dépaysement, nous avons été servis. Les premiers mots qui me viennent sont : liberté, immensité et respect.

L’impression d’être au bout du monde est énorme dès que l’on arrive. Il faut dire que croiser des icebergs au milieu d’un lac n’est pas commun.

Nulle part ailleurs

Ce coin de la Patagonie est fait de grandes étendues sauvages balayées par les vents, et de lacs de montagnes. De nombreux animaux paissent en liberté (des moutons, des vaches) accompagnés de lièvres, canards et flamants roses. Les rapaces attendent, patiemment posés sur les barrières des routes, leurs charognes à dépecer.

La ville d’El Calafate est posée au bord du lac Argentina et sert de point de départ pour les excursions vers les glaciers. Il y en a plus de 300 dans la Patagonie argentine et chilienne. Nous avons élu domicile à l’auberge de jeunesse America del Sur. Nous la recommandons. C’est propre, chaleureux et la vue sur le lac est juste sublime pour le coucher du soleil. Le tout pour un prix raisonnable à El Calafate. Car vivre au bout du monde a un prix et ici tout est un peu plus cher qu’ailleurs (sauf les locations de voitures).

Le paradis des glaces

Pour visiter les glaciers, il y a plusieurs possibilités : en véhicule depuis El Clafate ou la ville d’El Chaten ou en bateau. Nous ne sommes pas remontés jusqu’à El Chaten, connue pour être une base avancée de trekkings sur glace. Les balades y sont magnifiques mais plus longues et donc difficiles avec les enfants.

La balade en bateau pour aller voir les glaciers Spégazzini et Upsala, coûte une fortune (250€) mais les sensations sont au rendez-vous.

Nous nous sommes concentrés sur El Clafate et son glacier mythique : le Périto Moréno. Il s’agit de cette barrière de glace bleue que l’on voit dans beaucoup de reportages-photos.

De plus, nous recommandons la visite du musée de la glace, avant ou après avoir vu les géants de glace. Cette exposition explique la formation, le fonctionnement d’un glacier. Très interactif, instructif et attractif, les enfants ont beaucoup apprécié et nous aussi.

Le géant bleu

Pour être plus libres, nous avons, ici aussi, loué une voiture. La journée au Périto Moréno restera pour moi, un grand moment.

Sur place, tout est organisé pour se rapprocher le plus possible du glacier, pour en avoir une vue d’ensemble. Plusieurs kilomètres de passerelle sont installés sur le flanc d’en face.

Tout d’abord, nous pouvons dire que nous avons eu le Périto pour nous tant l’affluence à notre arrivée était faible.

Ensuite, on ne peut que se poser, regarder et écouter. Car, plus que la beauté visuelle des lieux, ce qui impressionne ce sont les bruits. Fréquemment on entend tomber des morceaux de glace que ce soit en façade dans l’eau ou dans les crevasses intérieures. Au plus près, nous avons entendu la glace crépiter. Le glacier vit sous nos yeux avec une majesté superbe.

Nous avons passé plus de 4 heures à déambuler sur les passerelles et admirer cette beauté de la nature.

Ensuite, nous avons pris le bateau pour approcher encore plus du Périto Moréno. Nous vous conseillons la face nord du glacier plutôt que le côté sud. Victor ayant eu quelques problèmes gastriques (sa spécialité lors des visites de monuments exceptionnels), seuls Juliette et François ont embarqué. Là encore les sensations ont été au rendez-vous.

Parce qu’il faut bien conclure

Nous pourrions vous parler des heures du glacier et de la Patagonie. N’étant pas de nature montagnarde, nous avons été séduits voire conquis par cette région du monde.

Mais comme toutes les bonnes choses ont une fin, nous continuons l’aventure.

Pour cela, nous avons décidé de faire le grand saut et après environ 6 heures d’avion nous allons passer des glaciers, à l’Amazonie argentine et les chutes d’Iguazù. Changement de décor.

Click for video

Enfin, d’un point de vue extérieur, il est légitime de se demander si ce n’est pas frustrant, trop rapide d’enchainer la découverte de lieux exceptionnels en si peu de temps. C’est en fait l’essence première de notre voyage où chacun profite au maximum et à sa façon de l’instant présent.

Même si l’on sait qu’il y a d’autres choses intéressantes à voir, à faire par la suite, nous savons aussi que l’on a le temps, alors on profite de chaque seconde. Comme nous profitons également de nos moments de calme pour repenser à ce que l’on vit à quatre et l’apprécier d’autant plus.

 

3 commentaires

  1. Douat family Répondre

    En suivant votre périple Enzo et Nathan font de la géographie comme ils aiment: avec plein de belles images! Pas toujours comme au collège ! dit Enzo.
    Et nous, on se dit que ça pourrait bien être notre prochain voyage, tellement c’est beau.
    Encore merci de nous faire rêver!
    Bise
    Sandrine & William

  2. Loucas et Valérie Répondre

    Suivant votre aventure depuis votre départ nous sommes ravis de lire vos étapes…Merci pour votre partage : vos clichés et vos récits si détaillés nous font découvrir de nouveaux horizons geographiques et bien sûr nous font rêver…
    Clin d’oeil de Loucas pour Juliette

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *