La Nouvelle Calédonie côté terre

En parallèle de nos baignades et autres découvertes sous-marines, nous en avons profité pour visiter les différentes parties de Calédonie.

Au total, nous sommes restés un mois sur place et avons découvert Nouméa et ses multiples anses, le nord du « caillou », l’est, l’ouest ainsi que l’île des Pins et Lifou. Il ne nous aura manqué que le sud, Ouvéa et quelques îlots.

Une arrivée nostalgique

Nous avons quitté la Polynésie à regret, tant nous avons été charmés par les gens, pour arriver en terre inconnue de Calédonie. Heureusement, nous sommes tombés sur Pierre qui nous a accueillis les bras ouverts. Grace à lui et toute sa tribu, les remords ont été vite effacés et nous avons passé un superbe séjour chez lui.

Il faut croire que les gens des îles, qu’ils soient Polynésiens ou Calédoniens, adorent recevoir. Ils prennent surtout un plaisir immense à faire découvrir leur île et leur vie aux métropolitains.

Voici ce que nous avons vécu et retenu de la Nouvelle-Calédonie :              

Des paysages différents dans chaque région.

Notre excursion dans le nord nous aura permis de voir la côte ouest de l’île avec ses plaines arides. On se croirait au Far-West.  Puis nous avons traversé  l’île vers l’est par une petite route de montagne bien sinueuse. On se serait cru dans le Piémont pyrénéen. Quelques kilomètres plus loin, sur la côte est, du côté de Hienghène, nous sommes arrivés sous les tropiques avec une végétation luxuriante.

Ce qui frappe quand on se déplace, c’est la sensation d’être seuls sur l’île, tant le trafic est faible.

Enfin, le nord de l’île est montagneux et constitué de mines à ciel ouvert. La terre y est très rouge du fait de la présence de nickel et les paysages dénaturés par cette industrie qui creuse la montagne en terrasses immenses. Que dire également, lorsque l’on passe à côté de l’usine du nord, gigantesque et horrible. Ceci est la face cachée de la Calédonie.

Si le paradis existe alors…

Heureusement tous les autres paysages sont magnifiques.

Toutes les îles et petits îlots sont effectivement  paradisiaques avec des plages de sable blanc, des eaux turquoise, des cocotiers… Il ne faut pas hésiter à s’arrêter, faire un plouf et laisser passer le temps… ou envoyer une photo « carte postale » aux copains pour les faire saliver.

Au top 3 des plus beaux endroits : la piscine naturelle  et la baie de Kanuméra sur l’île des Pins, la baie de Luengoni sur l’île de Lifou.

Les kanaks plus difficiles à approcher

La rencontre avec les gens est une autre facette de notre voyage. Autant, nous avons été complètement immergés dans la culture caldoche avec Pierre, autant il est beaucoup plus dur d’échanger avec les Kanaks.

Pour rappel, les « Kaldoches » sont des métropolitains d’origine, installés et nés en Calédonie depuis longtemps et les « Kanaks » sont des Mélanésiens depuis toujours sur le « Caillou ». N’allez pas dire à Pierre et sa famille qu’ils ne sont pas Calédoniens car cela fait 5 générations qu’ils sont là.

Pour résumer, ces deux communautés cohabitent plus qu’elles n’échangent dans un climat plutôt calme en ce moment.

De notre côté, nous avons trouvé difficile le contact avec les Kanaks. Non pas qu’ils n’aient pas envie de discuter mais ils sont, par nature, un peu nonchalants.

La tribu, maillon central de leur culture

De notre côté, nous avons passé 3 jours chez Hélène, avec  une tribu de l’île de Lifou. Nous avons dormi dans une case traditionnelle sur des nattes et goûté le « bougna » au poulet (plat traditionnel de viande ou de poisson, cuit dans des feuilles de bananier).

Nous avons également essayé de discuter avec la propriétaire, mais cette dernière était peu loquace. Dommage !

La Calédonie : un repère de « tourdumondiste »

Nous avons trouvé beaucoup plus bavard sur l’île avec la rencontre d’autres familles baroudeuses comme nous. Beaucoup font un stop ici.

Ainsi, nous avons fait la connaissance des « Roux libres », «  le monde à 4 » et « les Familybreak300 ». A chacun son petit nom.

Et comme le monde est petit, si, si on vous l’assure, certains s’étaient déjà croisés, recroisés et de futures retrouvailles dans d’autres pays sont prévues.

4 familles, 8 adultes, 8enfants, 1 ilot, 1 journée

N’étant pas du tout de nature à organiser des choses, Emilie, via les réseaux sociaux, a invité tout le monde à passer une journée sur l’île aux canards, un petit îlot en face de Nouméa.

Cette journée de partage et d’échange a été très sympa. De l’avis de tout le monde, elle est passée trop vite

Petite présentation :

Les « roux libres » : Ces 4 têtes rousses viennent de la région parisienne. Ce sont les plus courageux car leur petite Margaux n’a que 2 ans et demi. Mais même à cet âge-là, on peut voyager. Il suffit de voir comment elle se débrouille pour en avoir la preuve.

Il se peut qu’on les croise à nouveau en Asie. Cool !

La « familybreak300 » : C’est la famille la plus « posée » de tous. Ils viennent des environs d’Aix en Provence. Quand on dit « calme », je crois que j’ai trouvé encore plus patient que moi en la personne de Richard le papa de la famille.

Nous nous connaissions déjà depuis notre périple dans le nord de l’île.

« Le monde à 4 » : Eux aussi ont deux enfants comme les autres familles. Ce sont les « surexcités » du groupe. Tout le temps à fond.

Pour la petite histoire, Emilie connaissait virtuellement Séverine la maman. Depuis plus d’un an, elles s’échangeaient des messages sur internet à propos du voyage, des préparatifs aux différentes péripéties. Les « premières retrouvailles » ont été fortes en émotions…

De quoi parle-t-on ?

Du voyage bien sûr, des différents pays traversés, des galères et des coups de cœur.

Mais attention, ce genre de journée,  c’est comme un repas entre enseignants ou entre infirmières, il vaut mieux être de la partie parce que sinon on peut ne rien comprendre, car toutes les familles se posent les mêmes questions hyper-importantes.

Florilège des préoccupations :

  1. Combien vous avez de bagages ?
  2. Combien ça fait de kilos ?
  3. Est-ce qu’il faut un visa pour tel pays ?
  4. Vous allez prendre le traitement anti-palu ?
  5. Et pour l’école, vous en êtes où ?
  6. A part des noddles (nouilles chinoises) et du riz, vous mangez quoi ?

En bref, ces retrouvailles font du bien à tout le monde. Elles permettent en plus de s’échanger des bons plans et bonnes adresses, de se sentir moins seuls dans cette aventure.

Encore de nouvelles belles rencontres.

De la visite pour les fêtes

Comme dans la tribu, la notion de famille est, pour nous 4, très importante. En effet, nous ne nous voyions pas passer les fêtes de fin d’année sans la présence de nos proches. Mais il n’était pas non plus possible d’avoir tout le monde à nos côtés… Heureusement, Fany et Nico, ma sœur et mon beau-frère, nous ont fait l’immense joie de venir partager 15 jours de notre aventure pour Noël et le jour de l’an.

Un cadeau de noël énorme

Ces derniers nous ont même invités à l’hôtel, pour Noël, pendant 3 jours sur l’île des Pins. Encore merci.

L’établissement l’Auré Lodge est un des plus beaux hôtels de l’île et un vrai paradis ! C’était super.

Fêter Noël sous le soleil et la chaleur reste une aventure particulière. On ne passe pas 4 heures attablés à se goinfrer car il fait trop chaud. Les plats préparés ne sont pas non plus les mêmes.

En clair, beaucoup de repères changent mais ce n’est pas désagréable.

Notre réveillon de Noël

Tout d’abord, le vieux monsieur rouge est venu nous apporter les cadeaux sur la plage au coucher du soleil.

 

 

Ensuite, nous avons pris l’apéritif sur la terrasse de notre bungalow afin de déguster un peu de foie gras. Malheureusement ce dernier était de Hongrie. Fany et Nicolas n’avaient pas pris le risque d’apporter dans leurs bagages du «  made in Gers ».

Enfin, nous sommes partis réveillonner dans un restaurant de plage réputé pour le 24 au soir. Au programme : apéritif sur la plage (royal),  spectacle de danses traditionnelles (surfait), langoustes grillées (délicieux), buffet de la mer (copieux) et vins à boire (une horreur). Nous avons passé un très agréable repas.

 

 

Une nouvelle année avant l’heure

Côté ambiance, nous nous sommes rattrapés pour le réveillon de la nouvelle année.

Avec un peu d’avance sur la métropole, les 12 coups de minuit ont retenti.

C’est dans la maison familiale de Pierre, au milieu du Far West calédonien, avec vue sur la mer, que nous sommes passés en 2018. Simple, efficace, sincère et joyeux sont autant de mots pouvant qualifier la soirée. En espérant que ces valeurs puissent également caractériser cette nouvelle année qui commence.

Le départ de nos proches

Toute bonne chose ayant une fin, Fany et Nico sont repartis quelques jours après… Ils ont retrouvé les bonheurs de l’hiver parisien.

Nous avons passé avec eux un super séjour et refait le plein d’énergie positive, ce qui n’est pas négligeable à mi-périple. Merci à eux.

Le départ de Calédonie

Quelques jours après Fany et Nico, c’était à nous de partir. Une fois de plus, c’est le cœur lourd que nous avons salué une dernière fois les Calédoniens rencontrés. Pour Pierre et Maïana, ces « au revoir » ont été rapides, afin de ne pas être trop dans l’émotion. C’était très bien pour tout le monde.

Une chose est sûre, si un jour la Nouvelle-Calédonie a besoin d’un ambassadeur, nous en connaissons un parfait. En plus d’être amoureux de son île, c’est avant tout une très belle personne. Merci Pierre.

On the road again

Nous voilà maintenant partis pour l’Australie pendant un mois.

Cela peut paraître bizarre à entendre, mais pour nous c’est fini les vacances. Le voyage reprend son cours avec 4000km à parcourir de Melbourne à Sydney.

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