Dive South Africa

Dernier pays et dernières plongées

L’Afrique du Sud et ses squales, un doux rêve qui s’est réalisé.

Au nord-est de l’Afrique du Sud, j’ai plongé au large de Shelly Beach, entre Durban et Port-Edwards. Le site de Protea Banks est l’un des plus connus du pays.

Il y a beaucoup de courant et l’eau n’est pas trop froide : 23°C-24°C

Protea Banks ou la plongée sportive

Les plongées à Shelly Beach sont destinées aux plongeurs expérimentés à cause du courant mais également des conditions de mise à l’eau.

Tous les clubs utilisent des bateaux semi-rigides pour plus de maniabilité. A chaque plongée, le club doit mettre le canot à l’eau depuis la plage, car il n’y a pas de ponton à cause du ressac. C’est toujours un moment particulier où tout le monde est mis à contribution pour retourner l’embarcation. Puis tout le monde saute à l’intérieur et se prépare à passer la barre de vagues. Pour cela, il faut se sangler les pieds et enfiler un gilet de sauvetage en plus de la combinaison. Ensuite le pilote attend le bon moment pour mettre les gaz et sauter par-dessus la vague. Sensations garanties !

Le site de Shelly Beach

Après dix minutes de navigation, nous sommes arrivés « seuls sur le site ». La mise à l’eau est là aussi assez sportive. Au signal, tout le monde se met à l’eau pour se retrouver le plus rapidement à 5 mètres car le courant est très fort.

La plongée se fait en dérivante. Comme à Rangiroa, on a l’impression de voler dans l’eau.

Plein les yeux

Sous l’eau, le spectacle est au rendez-vous. Les requins sont bien là, bien gros et la visibilité correcte.

En 2 plongées, nous avons croisé une trentaine de requins-marteaux, requins pointe noire océanique, requin citron et un dauphin.

Comme à leur habitude, les requins-marteaux sont très timides et n’ont fait qu’une très courte apparition. Par contre les pointes noires s’approchent beaucoup plus. Il s’agit de l’espèce océanique et chaque animal avoisine les 3 mètres de long.

Mais le clou du spectacle reste l’immersion dans les deux grottes du site. A l’intérieur des dizaines de requins-citron se laissent observer sans s’enfuir. En restant calme, certains viennent se faire caresser.

La plongée se termine par un peu de surf en bateau pour monter sur la plage.

Des plongées magnifiques

En réfléchissant bien, ces deux plongées resteront dans mon top3 du tour du monde après Rangiroa et Fakarava.

Mais nous ne pouvions partir de ce pays sans avoir vu le roi des océans : le grand requin blanc.

Le requin blanc en Afrique du Sud

Pour observer le roi des océans, il faut descendre au sud du pays vers Capetown. Là-bas, l’eau est beaucoup plus froide (10°C-13°C). Il n’est pas possible de « plonger » avec le requin blanc sans cage. Il suffit de s’immerger dans des cages placées à quelques mètres de la surface,  comme cela se fait notamment au Mexique.

Pas besoin donc d’avoir des compétences de plongeur, ni même de savoir nager car les cages sont attachées au bateau et l’observation se fait en surface. Quand le requin passe proche, on s’immerge pour une courte apnée.

Gansbaai : pays du grand blanc

Pour approcher ce requin, il faut se rendre à Gansbaai. Cette cité balnéaire, située à l’est de Capetown (3h de route), regorge d’agences proposant des excursions en mer. En arrivant sur place, on se rend compte, au nombre de bateaux, que le seigneur des mers fait vivre beaucoup de monde ici.

Mais c’est le passage obligé pour voir cette bête majestueuse.

Notre expérience

Après le briefing de présentation et de sécurité, nous avons embarqué pour environ 3 heures. Le grand requin blanc étant un animal sauvage, nous n’avions pas de garantie de le voir, mais de grandes espérances.

Direction le large pour 20 minutes de navigation. Une fois sur site, les membres d’équipage commencent à appâter avec un mélange de sang de poisson et d’eau. Puis il faut attendre, attendre…

Au bout d’une bonne heure d’attente, un requin est venu tourner autour d’un bateau voisin. Nous nous sommes rapprochés. C’est vraiment un animal majestueux avec une forme bien identifiable, une boule de muscles  aux dents acérées. D’autant que, pour le spectacle, une tête de thon est jetée à quelques mètres du bateau pour que l’animal passe très près de la cage. Avec un peu de chance, il ouvre la gueule devant vous.

De notre côté, nous avons pu observer l’animal depuis le pont supérieur. Un moment magique. Il s’agissait d’un requin de petite taille pour l’espèce (environ 3m50). Malheureusement, il était assez craintif et n’a fait que quelques passages à côté des bateaux.

Nous sommes quand même allés dans la cage, Émilie, Juliette et moi, mais sans résultat. Victor était resté au chaud sur le bateau. Car l’eau est vraiment glaciale et les combinaisons mal ajustées.

Bilan mitigé

Au final, nous sommes un peu déçus de l’excursion en elle-même mais contents de l’avoir faite.

Contents car nous avons quand même vu le grand requin blanc.

Contents car cela n’était qu’une première rencontre. Et oui, monsieur le grand blanc, nous ne lâcherons pas l’affaire comme cela. Nous te disons à la prochaine, à toi ou tes cousins…

Contents car c’était l’ultime grosse étape de notre voyage. La boucle plongée est enfin bouclée… pour l’instant. Il reste tant à explorer.

Enfin, si je devais conclure ici sur mes pensées, je dirai que cette année de voyage m’a permis de découvrir que « Sur notre planète, la terre est petite, mais les océans sont grands »

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